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Comment vous faire connaître en tant que designer freelance ?

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Ce dossier est la traduction d’un article complet de Nathan Powell. Il est l’auteur du ebook The Designer Guide to Freelancing. Il est tout comme moi freelance et aime partager ses découvertes et astuces aux autres freelances. Son article s’adresse aux graphistes, mais je trouve que ses conseils s’appliquent globalement pour tous les freelances. Bonne lecture !

Introduction

Lorsque vous vous lancez à votre compte en tant que graphiste, la plus grande source d’angoisse provient du fait inévitable que vous partez de rien, nada. Vous venez peut-être d’obtenir votre diplôme d’études ou vous sortez d’un job à plein temps, ce qui, dans tous les cas, ne vous donne pas grand chose à montrer. Voici donc quelques astuces pour vous faire connaître lorsque vous débutez sur la scène des designers.

Un peu d’histoire

J’ai commencé à travailler à mon compte en tant que graphiste éditorial. Il y a six ans environ, le monde de l’édition a subit une crise sévère en Espagne, et je me suis retrouvé à ne plus gagner suffisamment ma vie. J’en suis arrivé au stade « marche ou crève » et je n’avais aucun repère. Je me suis donc lancé tout seul. Je n’avais pas vraiment de portfolio à montrer, ou du moins pas de créations qui intéresseraient le monde du graphisme en dehors des maisons d’édition, et à l’époque, la plupart d’entre elles mettaient la clef sous la porte ou licenciaient drastiquement. Il fallait que je réagisse vite.

J’ai donc construit mon premier vrai portfolio – qui commençait par www – et j’ai créé un blog. Vous ne pouvez pas vous lancer en tant que graphiste freelance sans avoir un portfolio, et démarrer un blog vous apportera aussi un grand plus.

Oui, mais je sors à peine des études, qu’est-ce que je peux bien montrer ?

Ok, donc vous n’avez pas de travaux réels à mettre en avant et vous pensez probablement que vous ne savez pas écrire. Ne vous en faites pas. Je suis passé par là moi aussi. Avant de commencer mon blog, je n’avais plus écrit depuis le lycée. Mais la bonne nouvelle c’est que l’écriture, c’est comme tout le reste : une fois que vous vous y mettez, vous progressez. Et puis un jour, vous recevez votre premier commentaire, ce qui vous motive à continuer. Si vous ne vous êtes pas encore lancé, c’est le moment de le faire !

Avoir un portfolio est essentiel. Si vous êtes graphiste et que vous ne savez pas coder (ce qui fera l’objet d’un autre article), sachez qu’il existe un nombre infini de plate-formes et de systèmes qui vous permettront de mettre quelque chose en place sans trop de soucis.

Voici quelques liens qui feront le gros du travail à votre place :

Le portfolio

La présentation, c’est essentiel

La manière dont vous présentez votre travail compte. De nombreux designers font l’erreur de présenter un aperçu de chacun de leur projet, accompagné de son nom et peut-être d’une URL un peu trop insistante. Ne faites pas ça ! Vous allez manquer le coche. Ne dites à vos clients potentiels que ce à quoi vous êtes bon. Montrez-leur les processus que vous avez suivis et la manière dont vous pouvez les aider dans des projets similaires.

Choisissez un jour de la semaine, n’importe lequel, pour faire une veille des pages populaires de Dribbble. Vous pouvez être sûr d’y trouver pas mal d’illustrations, de croquis et d’étapes détaillées de projets. Pourquoi ? Parce que les gens aiment découvrir les processus de travail, et les clients font également partie de ces « gens ».

Au lieu de présenter tous vos projets, sélectionnez-en quatre, six tout au plus, et faites une étude de cas sur chacun d’eux. Si vous n’avez aucun projet professionnel, utilisez vos projets d’études. Assurez-vous simplement de bien expliquer le qui, le pourquoi et le comment. Expliquez quel était le brief de départ, la manière dont vous y avez répondu et le processus que vous avez emprunté pour arriver au résultat final.

Cela fera des merveilles.

Beaucoup de graphistes, pour faire honneur à leur profession, décident de créer le design de leur portfolio en entier, à partir de rien. Pourtant, si vous n’avez encore aucune expérience, je peux vous garantir qu’il n’existe pas pire client que vous-même. Si vous commencez comme ça, le reste ne servira à rien. Vous ferez probablement un nombre infini d’essai de designs pour votre portfolio et finirez très certainement par revenir à votre premier essai !

Les impératifs du portfolio

  • Dites aux gens qui vous êtes et ce que vous faites.

  • N’orientez pas toute l’information sur votre personne. Dites aux gens ce que vous pouvez faire pour eux.

  • Assurez-vous que vos informations contact soient bien mises en avant et facilement accessibles.

  • Ne limitez pas votre page contact à un formulaire. La plupart des gens préfèrent écrire directement depuis leur email client préférée. Recevoir un peu de SPAM en vaut la peine.

  • Laissez transparaître votre personnalité, ils la découvriront tôt ou tard.

  • Encouragez clairement à l’action, que ce soit pour qu’ils découvrent vos études de cas, ou, si vous avez l’audace, pour qu’ils vous choisissent directement pour leur projet.

  • Présentez votre travail de manière claire et compréhensible.

  • Ne rendez pas la visite de votre site compliquée à votre client. Ne camouflez pas certaines interactions juste parce que ça fait « cool ». Comme Jason Fried l’a dit : « Soyez d’abord clair, puis ensuite, intelligent. Si vous devez vous contenter d’un seul de ces adjectifs, alors éliminez ‘intelligent’. »

  • Utilisez des recommandations, même si elles proviennent de vos anciens encadrants d’études. Elles aident à bâtir la confiance.

  • Concentrez-vous : n’essayez pas à tout prix de montrer un aperçu de tous les différents styles et types de projets que vous avez faits. Cela pourrait montrer une image versatile de vous-même, mais aussi, signaler que vous n’avez pas encore trouvé votre propre style créatif pour le moment.

  • Ajoutez un blog à vos outils de communication, il vous apportera un trafic important et tout à fait bienvenu.

  • Implémenter les techniques de base de référencement

Une fois que votre portfolio est en place, vous pouvez commencer à chercher des clients. Oui, c’est bien ça, au début, c’est vous qui les cherchez (et pas l’inverse). Désolé.

Les galeries CSS

Les galeries CSS sont un bon moyen d’amorcer votre premier trafic, une fois votre portfolio lancé.

Vous aurez probablement un pic dans votre trafic. Mais même si cela vous rendra certainement de bonne humeur, souvenez-vous de 99% des gens qui visiteront votre site à ce stade ne seront autres que des designers, donc ne vous découragez pas du peu de retour sur affaire. Le trafic engendré ainsi participera un peu à améliorer votre position sur google, mais je crois que maintenant, Google est bien conscient que les visites générées par ce genre de sites constituent un trafic éphémère.

Il existe beaucoup de galeries CSS sur le net. Je vous recommande, si vous ne voulez pas passer des heures à copier-coller votre texte, de dépenser 25$, soit 18€30, et de faire travailler ces gars pour vous :

http://thecssgallerylist.com/

Ils s’assureront que votre portfolio se retrouve sur plus de 100 galeries. Et non, je ne me fais pas payer pour dire ça.

L’emailing «chaleureux»

C’est une technique intéressante et aussi, relativement chronophage. Elle a un taux de réussite supérieur à celui de l’emailing de masse (qui est pour le moins inefficace) et a l’avantage de concrétiser de vrais contrats.

Comment on fait ça ?

Lorsqu’ils partent à la pêche au client, la plupart des graphistes font l’erreur critique d’axer toute leur communication autour d’eux-même. Ils se mettent en valeur : Je sais faire ci et ça, je maîtrise Adobe CS6, etc. Passé un certain stade, les clients s’en fichent. Ils s’en fichent parce que vous êtes un graphiste non-invité qui « s’incruste » dans leur boîte mail.

Si on appelle cette technique l’emailing chaleureux, c’est bien pour une raison.

Faites une liste des compagnies avec lesquels vous aimeriez travailler (et n’écrivez pas Apple, ils ne mordront pas à l’hameçon). Assurez-vous que les entreprises que vous visez ont de l’argent à dépenser, et choisissez également un secteur qui vous intéresse réellement. À partir de cette liste, identifiez ensuite la bonne personne à contacter. Faites un peu de recherches si besoin et trouvez les adresses emails directes. N’envoyez pas un « Madame, Monsieur » à l’accueil, votre email finira à la corbeille. Non. Il doit arriver directement dans la boîte de la personne concernée. Google est votre meilleur ami, ainsi que Viadeo, Linkedin et les annuaires d’entreprises locales.

Ok. Donc maintenant, vous avez trouvé une société qui vous attire : Maccy Design Inc. Ils ont le budget et le directeur artistique n’est autre que Henry Smith, bien joué.

Maintenant, allez sur les Alertes Googles. Créez une alerte en utilisant le nom de Henry et/ou Maccy Design Inc. Vous serez alors prévenu la prochaine fois que l’on parlera d’eux. Peut-être qu’il y aura un certain temps à patienter, mais vous avez encore toute une liste de clients potentiels à contacter qui n’attend que vous. Simplement, préparez-vous à entendre bientôt des nouvelles de quelqu’un…

… et la magie de Google opère !

Vous recevez votre première alerte comportant un lien vers un article au sujet de « Henry Smith, Directeur de Maccy Design Inc. » Henry vient d’annoncer que Maccy allait ouvrir une nouvelle branche à Londres.

Voici donc l’objet de votre email : « Félicitations pour vos nouveaux bureaux à Londres »

Les chances qu’Henry ouvre un email dont l’objet est pertinent et suggère que vous êtes informé sont très élevées. Par contre,les emails aux titres génériques partent la plupart du temps à la corbeille ou sont considérés comme des spam. Mais dans notre cas, l’objet est pertinent et implique que vous connaissez quelque chose sur Maccy Inc. Vous avez bien fait vos devoirs.

Votre email pourrait ressembler à cela :

Bonjour Henry,

Je viens de lire la bonne nouvelle sur le site ****. Vous et votre équipe devez être ravis.

Je suis moi-même graphiste à mon compte et spécialisé dans le design éditorial. Je pense que je pourrais vraiment vous aider dans votre nouvelle branche à Londres.

Je viens de finir un projet pour ****** qui, il me semble, correspond pas mal au style de Maccy. Vous trouverez ici l’étude de cas : www.exemple.com

Si vous pensez que mes services pourraient vous être utiles, j’aimerai beaucoup pouvoir vous rencontrer au courant de la semaine prochaine ou dans deux semaines.

Bien cordialement,

Nathan

Vous voyez, cette approche est tellement plus efficace qu’une campagne emailing de masse. Bien entendu, elle nécessite plus de temps, mais vous voulez obtenir un contrat en fin de compte, n’est-ce pas ? Avec cette technique, vous vous placez dans une position de gagnant. Vous avez la bonne adresse email, le nom du client potentiel et par dessus-tout, vous avez une « entrée ». Rien ne cela n’aurait été possible avec un email impersonnel.

Vous remarquerez aussi que l’email est très court, il n’est pas criblé de liens vers chaque projet que vous avez réalisé. Personne n’a le temps pour cela. Soyez bref et mettez en avant ce que vous pouvez leur apporter.

Si vous recevez trois retours sur dix personnes contactées, vous pouvez être très contents. Analysez chaque réponse pour voir quelle partie de votre email a été prise en compte, puis utilisez cette analyse pour progresser petit à petit et obtenir davantage de contrats. Ne vous laissez pas décourager par les résultats. Souvenez-vous que vous écrivez à des étrangers.

Votre blog

Sur votre blog, parlez de votre parcours et de vos expériences

Mettre en place mon premier blog a été l’une des meilleures initiatives que j’ai prises dans le business.

TheFreelanceDesigner.info est l’endroit où j’ai cassé mes premières plumes de blogueur. J’avais l’impression de n’avoir rien à dire, mais je l’ai quand même fait.

Tout le monde dit : « Fais-toi un blog » et ce conseil semble banal aujourd’hui, mais il est toujours aussi pertinent et je vous le recommande vivement.

Pourquoi ?

Un blog rapporte du trafic lié au marché que vous visez.

Il vous établit comme quelqu’un qui s’y connait en la matière.

Écrire vous permet d’acquérir une meilleure compréhension de ce que vous faites.

Vous pouvez pousser des personnes réelles à écrire des commentaires réels.

Être en interaction avec des gens que vous ne connaissez pas vous laissera le sentiment que tout cela en vaut la peine.

Il vous aidera à trouver du travail.

J’ai gagné des contrats en insérant, dans mes emails vers des clients potentiels, un simple lien vers l’un des articles de mon blog.

Envoyer le lien d’un article pertinent peut faire des merveilles. J’ai envoyé des liens d’articles parlant de mon processus de travail, du processus d’itération et même de tutoriels qui pouvaient être intéressants pour leur projet.

Il n’y a qu’une seule raison qui devrait vous empêcher de commencer un blog : si vous savez que vous ne pourrez maintenir un flux régulier de posts. Rien ne semble moins professionnel qu’un blog inactif. J’ai honte de le dire mais j’ai finalement arrêté de publier sur mon blog TheFreelanceDesigner il y a plus de 12 mois. Je crois que j’avais atteint le point de non-retour, c’est la raison pour laquelle j’ai arrêté. Je suis passé à autre chose.

Ok je suis convaincu. Quelle plate-forme devrais-je maintenant utiliser pour mon blog ?

Vous êtes gâté par le choix qui s’offre à vous. Des plate-formes de blog se trouvent partout, mais certaines sont vraiment solides et pas prêtes de disparaître.

Ma plate-forme de choix est WordPress. Elle est facile à mettre en place, simple à utiliser, et peut être personnalisable selon vos besoins.

Voici d’autres options :

(Je vous conseille de toujours lier votre blog à votre portfolio, le trafic ainsi créé vous rendra grandement service.)

Les signatures d’email

Voici un domaine trop souvent négligé. Il est pourtant simple et efficace à travailler. Nous sommes de plus en plus en déplacement. Nous avons tendance à répondre à nos emails via nos smartphones et la signature automatique « envoyé de mon iphone » pourrait largement être améliorée.

Assurez-vous que votre signature personnalisée se trouve bien sur tous vos outils. Qu’elle soit simple, mais professionnelle. N’ajoutez pas mille liens : votre nom, l’adresse de votre site Internet et votre numéro de téléphone, ou votre ID Skype feront très bien l’affaire.

Communauté et réseau

Impliquez-vous dans la communauté

S’impliquer dans la communauté des designers est très positif pour rester sain d’esprit, mais aussi pour les affaires ! La seule condition pour l’intégrer est d’être prêt à participer et  à apprendre. De qui mieux apprendre que de vos collègues ?

Être objectif sur son propre travail peut être difficile et un deuxième avis peut souvent s’avérer très utile. Si vous n’avez pas de pote graphiste avec qui partager vos idées, alors être impliqué dans une communauté vous sera d’une aide extraordinaire. Les gens aiment rendre service quand ils le peuvent, donc profitez-en, mais n’oubliez pas de donner en retour. Si la chance vous sourit, vous pourrez peut-être même vous retrouver dans la position de mentor !

Les groupes Meetup

Si vous n’avez jamais entendu parler de Meetup.com, alors visitez leur site Internet juste ci : http://www.meetup.com/find/ Meetup est une ressource fantastique pour les gens de même profil qui veulent se rencontrer et parler travail.

D’après mon expérience, les opportunités de faire du réseaux y sont plus élevées que n’importe où ailleurs. N’oubliez pas de venir avec vos cartes de visite. En plus de rencontrer des gens du même secteur que vous, vous pourrez également rencontrer des clients potentiels. Je suis membre d’un meetup local pour entrepreneurs étrangers, et comme l’entrepreneuriat concerne à peu prés toutes les professions existantes, je suis sûr de rencontrer de nouvelles personnes (certaines d’entre elles très intéressantes) à chaque fois.

Donc n’hésitez plus, et rejoignez un groupe Meetup prés de chez vous parce que vous ne pouvez jamais savoir ce qui en ressortira.

Les mentors

Nous apprécions tous quelques paroles de sagesse venant d’une personne plus avancée que nous dans notre domaine. Si vous travaillez de chez vous, il y a de fortes probabilités que vous n’ayez pas de collègues à qui demander de l’aide. Bâtir une relation, même à distance, avec un mentor peut être une expérience très gratifiante. Mais gardez toujours à l’esprit que la plupart des mentors ne vivent pas de donner de l’aide aux autres, ne la/le bombardez donc pas sans cesse de questions et d’emails. Souvent, les gens vous diront s’ils sont trop occupés pour vous aider. La clef est de ne pas prendre les choses personnellement et d’être patient.

Si vous avez besoin d’aide de façon immédiate, vous pouvez essayer Clarity. C’est un service qui gagne de plus en plus en notoriété. Dans les grandes lignes, vous pouvez parler à un nombre illimité d’experts sur n’importe quel sujet concernant le monde du web. Il y a des experts de tous les secteurs. Certains demandent un paiement en retour de leurs conseils, d’autres sont gratuits.

Ce qui est intéressant avec la communauté web, c’est la perspective qu’elle peut donner. Les gens qui s’y retrouvent viennent de tous horizons et de pays dont vous n’avez peut-être même jamais entendu parler.

Si vous êtes dans une impasse, ou que vous avez l’impression d’être submergé par un client, les demandes de paiement de taxe, ou même vous-même, vous pouvez être sûr de trouver un autre designer qui passera exactement par les mêmes difficultés que vous. Et peut-être même qu’il pourra vous aider. La force se trouve dans le nombre et dans le fait de savoir que quelqu’un vous soutient. Même si c’est à distance, cela peut énormément vous motiver et vous encourager durant les périodes d’incertitudes.

Le marketing

Définissez le temps que vous consacrez à votre marketing

Le marketing c’est dur, croyez-moi. Nous sommes des graphistes et notre métier est de faire du design. Vous pouvez travailler dans le secteur de la publicité, ce n’est pas pour autant que le marketing ne sera pas pour vous une nouvelle paire de manches.

Définissez un certain nombre d’heures par semaines qui sont sacrées et consacrées à votre marketing. Le nombre d’heures investies peut varier d’une semaine à l’autre, en fonction de si vous avez des clients ou non : si vous n’en avez pas pour le moment, je vous suggère d’y passer toutes vos journées et chaque journée, jusqu’à ce que vous en trouviez… Mais, concrètement, la clef est d’y consacrer un certain nombre d’heure chaque semaine et pas d’un seul coup. Même si vous travaillez, arrêtez-vous une heure ou deux et envoyez des emails : faites marcher la magie des emails chaleureux et maintenez le désastre du freelance à la porte.

Sinon…

D’ici quelques temps, quand vous vous y attendrez le moins, vous serez frappés de plein fouet : « Bam ! »

Le cycle de l’abondance et de la famine mériterait bien un article à lui seul, mais pour rester bref, nous pouvons le résumer ainsi… Vous avez du travail puis vous n’en avez plus, et la pilule est difficile à avaler.

Voici le problème : lorsque vous avez beaucoup de projets, vous êtes tellement occupés à travailler que vous arrêtez complètement votre marketing personnel. Puis, quand votre affluence de travail commence à s’assécher et que toutes vos pistes ne mènent plus à rien, c’est exactement ce qu’il vous reste – rien. Vous devez donc recommencer tout votre processus de communication et attendre une nouvelle fois d’en voir les fruits avant de pour engranger à nouveau (et dormir à nouveau par la même occasion). C’est une piètre manière de travailler. Ne vous arrêtez donc jamais d’élargir votre marché. Jamais !

Les publicités Facebook

Les publicités Facebook ne coûtent pas cher (pour le moment). Elles engendrent un bon taux de clics et ciblent des groupes de personnes bien définis. (Vous savez, ils ne possèdent pas toutes vos informations pour rien.) Vous pouvez donc être très précis quant aux personnes que vous ciblez, et pour le même tarif, il y a de grandes chances pour que vous soyez davantage vus par Facebook que par Google AdWords.

Ressources gratuites et plate-formes de design

Donner gratuitement des ressources graphiques est devenu un grand business. Il existe plusieurs sites web qui se consacrent à fournir des ressources design gratuites (et payantes). Ils sont suivis pas un bon nombre de designers qui visitent régulièrement ces sites et en téléchargent les ressources.

Donner des éléments graphiques gratuits est un bon moyen de gagner en visibilité. C’est un bon moyen mais pas un super moyen. Si vous allez sur dridddle et que vous recherchez les ressources gratuites, vous trouverez des pages et des pages de travaux excellents qui n’attendent que d’être téléchargés. Si vous partagez du contenu gratuit, vous pourrez récolter quelques « Likes », et si vous avez vraiment beaucoup de chance, peut-être que certains vous diront même merci. Cependant, ce qui est le plus probable, c’est que personne ne se souvienne plus de ce qu’il a trouvé, ni de l’endroit où il l’a trouvé. Bien entendu, vous pouvez accompagner de votre nom et d’un lien tous les fichiers que vous partagez, mais à moins que nous n’atteignez le niveau où toutes les ressources d’un site donné proviennent de vous, alors je ne me ferais pas trop d’illusions. Certains graphistes ont utilisé ce moyen à leur avantage et ont bien réussi. Mais pour l’évolution d’une carrière, ne comptez pas dessus.

Maintenant, si vous avez des « restes » de designs, provenant d’un projet personnel ou professionnel, ou que vous avez beaucoup de temps devant vous, alors, oui ! Tentez le coup ! Vous obtiendrez de la visibilité… un peu. Mais pas autant que ce que vous pourriez l’espérer.

Les réseaux sots-iaux

Je ne peux pas écrire un article sur les techniques promotionnelles sans mentionner les plate-formes sociales. Que vous les aimiez ou que vous les haïssiez, elles ont encore de longs jours devant elles.

Peuvent-elles être utilisées pour promouvoir nos carrières de freelance ? À un certain degré, je répondrais oui, c’est possible. Rares sont les graphistes qui ne passent pas un peu de temps sur Twitter. C’est un très bon moyen de se tenir au courant de ce que les autres font et de maîtriser la dernière animation du chat qui sourit, mais soyons sérieux… Les réseaux sociaux promeuvent votre image auprès des gens qui vous suivent déjà. En dehors de votre cercle immédiat de « followers » l’efficacité de votre présence sur les média sociaux décroit de manière exponentielle.

Les blogs, les ressources gratuites et du contenu concernant votre secteur d’activité sont des candidats idéaux à la publication sur les plate-formes sociales. Vous pouvez récolter un bon nombre de visites sur votre dernier article de blog grâce à Twitter seulement. Mais comme tout le monde le sait, les réseaux sociaux peuvent être chronophages et vous devez faire encore plus attention à ne pas tomber dans leur « trou noir ». Votre temps est beaucoup trop précieux – tout temps perdu dans des activités non-productives est du temps perdu pour les projets, ou l’exploitation de toute autre piste, qui rapportent de l’argent.

Au passage, lorsque j’ai besoin de me concentrer à 100% et d’éviter tout contact hors du cadre de mon bureau d’ordinateur, j’utilise Self Control de Steve Lambert. C’est une application pour Mac qui vous permet de bloquer certains sites web, le flux d’emails et tout autre fichue interférence provenant du monde Internet.

Mon expérience des réseaux sociaux se limite à m’intéresser aux informations concernant mon secteur et à « socialiser » avec des profils similaires au mien, donc je ne m’y investis pas dans la durée.

Pour résumer : utilisez-les avec parcimonie, ayez une clause de déconnexion et ne vous attendez pas à ce que de nouveaux clients vous supplient de devenir leur ami.

Les cartes de visite

Beaucoup de graphistes à leur compte travaillant pour le web ne s’embêtent pas à faire des cartes de visite, puisqu’apparemment, ils ne rencontrent plus personne dans le « monde réel et palpable ». J’ai fait un objectif personnel de sortir de chez moi au moins une fois par semaine, et c’est la raison pour laquelle j’adore les cartes de visite.

À une certaine époque, faire imprimer des cartes de visite de qualité était assez coûteux, mais aujourd’hui, c’est à la portée de la plupart d’entre nous. Moo propose une offre standard pour des cartes correctes, peu chères et rapidement livrées. Si vous êtes ric-rac, ils feront tout à fait votre affaire.

Bien entendu, vous pouvez investir autant d’argent que vous voulez. Mettre en relief la typographie de vos cartes offre un cachet unique mais cette technique nécessite aussi un certain budget. Ce processus est entièrement manuel et donne des résultats époustouflants, mais ce n’est pas la tasse de thé de tout le monde. Si vous voulez rester dans une gamme de prix raisonnable, essayer l’imprimeur Elegante Press.

Si les finances constituent un vrai problème, vous pouvez toujours fabriquer vos propres cartes. Durant ces dernières années, j’ai travaillé sous le nom de Hand Made Studio, ce qui se prêtait naturellement très bien à présenter des cartes faites maison. Et j’aime toujours mes petits tampons en caoutchouc. Ces cartes étaient très différentes des cartes classiques et brillantes que les gens donnent habituellement, elles provoquaient toujours une réaction. Et une réaction, c’est toujours positif. Cela veut dire que les gens se souviendront de vous.

Ce qui compte avec les cartes de visite, c’est d’en avoir. Une fois que vous avez reçu votre premier lot, ne quittez plus jamais la maison sans elles. Rien ne fait aussi peu professionnel que d’écrire votre adresse email sur une serviette !

Les interviews

Je sais que vous n’en êtes qu’au début et que vous vous dites probablement : « Mais qui va m’interviewer, je suis tout jeune dans le domaine ? » Mais il y a beaucoup, beaucoup de blogs en recherche de contenu nouveau et intéressant. L’interview d’un nouveau graphiste, parlant de son expérience initiale en tant que freelance peut être d’un grand intérêt pour ceux qui réfléchissent à suivre la même voie.

Contactez quelques blogs en vous présentant simplement, ou en étant même un peu audacieux, et voyez si les blogueurs mordent à l’hameçon. N’ayez pas peur de viser haut. Le pire qu’il puisse vous arriver, c’est d’être ignoré. Et ça, ce n’est rien à craindre. Si vous voulez travailler solo, vous devez simplement vous habituer au rejet. Ca fait entièrement partie du jeu. Souvenez-vous simplement qu’il n’y a rien, derrière, de personnel.

Rentrer en contact avec des blogueurs d’un niveau professionnel similaire au vôtre peut également être stratégique. Ils apprécieront votre intérêt à croiser vos expériences et vos services. Vous pourriez aussi rendre la pareille. Sait-on jamais ! Cela pourrait être le début de quelque chose de grand. Des choses improbables se sont déjà produites !

Les recommandations

Le marketing et la communication personnelle ne représentent qu’une seule des méthodes pour trouver des clients. Lorsque vous faites de la publicité pour votre business, vous investissez non seulement pour le présent, mais aussi pour un avenir encore inconnu. C’est la raison pour laquelle vous devez toujours vous assurer d’avoir plusieurs pistes pour la recherche de nouveaux clients et projets.

Les recommandations sont le meilleur ami du graphiste. Elles interviennent quand vous ne vous y attendez pas et souvent quand vous en avez le plus besoin. Mais vous devez vous souvenir de cela : elles ne s’obtiennent pas toutes seules. Vous devez travailler dur pour en avoir. Rien de nouveau sous le soleil !

Comment obtenir une recommandation ?

En gros, faites du bon travail et traitez vos clients comme de la porcelaine. Il y a des centaines voire des milliers de graphistes qui auraient pu accomplir le projet, mais votre client vous a choisi, vous. Souvenez-vous en. De même, gardez en mémoire que la relation entre le client et le freelance dépasse l’importance du produit lui-même. Nous ne sommes pas toujours choisis uniquement pour notre talent. Notre personnalité et notre rapport à l’autre entrent aussi en jeu. Si un client vous apprécie, sent qu’il peut vous faire confiance et sait que vous allez livrer le produit dans les temps, vous avez déjà parcouru 99% du chemin pour obtenir une recommandation.

Mais…

Parfois vous devez simplement demander. Si un projet s’est bien passé et que vous avez continué à travailler avec ce client, alors demandez-lui simplement de vous recommander. Ne craignez pas d’être insolent. Pour une raison ou une autre, un client ne pensera tout simplement pas à transmettre votre nom. Votre travail aura été tellement bon travail qu’il se dira automatiquement que vous êtes complètement booké pour les six prochains mois. Ca arrive !

Un court email peut faire des merveilles.

Bonjour Dave,

Je voulais simplement vous dire combien j’ai apprécié travaillé avec vous sur le projet ***,  et je suis content que vous ayez pu obtenir les résultats escomptés. Si vous pensez que je pourrais encore vous aider sur des projets similaires, ou aider certains de vos contacts, je serai vraiment ravi de pouvoir en discuter. Soyez assuré que j’honorerai avec la plus grande attention chacune des recommandations que vous pourrez faire en ma faveur !

Bien à vous,

Nathan

Vous n’avez mis aucune pression, mais le message est clair.

Il n’existe qu’un avertissement avec les recommandations. Passez à côté d’une seule, et vous vous retrouverez avec deux clients en moins. Le truc c’est… qu’il n’y a pas de truc. Soyez simplement ouvert et honnête. Ce n’est pas supplier, c’est simplement du business.

Si vous connaissez d’autres trucs et astuces pour entrer vos premiers clients, j’aimerai beaucoup les entendre. Et aussi, si vous souhaitez simplement piquer ma curiosité avec un sujet qui touche au travail en freelance, n’hésitez pas à me contacter. Je vous répondrai.

Bonne chance !

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Jonathan accompagne des freelances depuis plusieurs années. Il explore les différentes techniques marketing pour les aider à se faire connaitre et à booster leur chiffre d'affaires. Il est lui-même freelance webdesigner et intégrateur depuis depuis 2011.

Voir son site
  • http://helloquence.com/ Ricardo Da Silva

    De très bons conseils dans cet article, ce n’est pas toujours simple de les mettre en pratique… je retour travailler après une petite pause motivante 😉

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