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Interview d’un surfeur et développeur d’applications web freelance

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Loïc Ginoux est freelance, développeur full stack depuis 4 ans, spécialisé dans les applications web JavaScript et Ruby on Rails. (Version audio)

Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel ?

J’ai commencé il y a 4 ans, juste après mes études d’ingénieur quand je suis parti à Londres pour trouver plus facilement du travail et perfectionner mon Anglais.

À Londres, j’ai été salarié de la société Vyre pendant deux ans et je m’y suis spécialisé dans le front-end, plus précisément dans le développement d’applications JavaScript.

Finalement, j’en ai eu assez des grandes villes et comme il est possible de travailler à distance en tant que développeur freelance, j’ai décidé de me lancer pour voyager un peu. Par conséquent, il y a deux ans je suis rentré en France, je me suis mis en freelance tout en voyageant.

Tes premiers contrats clients étaient-ils tous front-end ?

Quand je suis parti de Vyre, j’ai appris Ruby On Rails dans l’objectif de devenir un développeur full stack, pour obtenir plus de contrats. Je pense que c’est une bonne idée de savoir coder une application de A à Z.

Mon premier client voulait faire une application web. C’était idéal pour moi, car c’était une application RoR et JavaScript. Ce qui m’a permis de coder un peu avec toutes les technologies, aussi bien front-end que back-end.

Ensuite mon ancien employeur m’a donné quelques missions en JavaScript. C’est très important de garder de bon contact avec ses anciens employeurs, ils peuvent trouver des missions susceptibles de nous intéresser.

Pour finir, mes derniers clients m’ont donné du travail sur Ruby On Rails.

Au début on ne fait pas le difficile, on prend tout ce qui vient, parce que c’est une entrée d’argent et que l’on n’est pas très à l’aise avec son statut. On ne sait pas si cela va bien fonctionner. Et c’est seulement plus tard qu’on émet moins de réserve à refuser certains types de contrats.

L’idéal pour un développeur full stack est de faire du design d’architecture pour une application et de la développer.

Pourquoi as-tu choisi d’être freelance ?

A l’origine, mon but était de faire du kitesurf, d’apprendre le surf et de pouvoir travailler à côté de la plage. C’est une possibilité que nous offre le statut de développeur freelance. J’appréciais l’idée d’un tel  rythme de vie : faire à mi-temps du développement en tant que freelance et l’autre mi-temps faire du kitesurf en tant que moniteur. Entre temps, j’ai fais une formation pour devenir instructeur de kitesurf.

Il est préférable de se mettre à son compte, tout en restant salarié à mi-temps. Cela constitue une bonne base de sécurité financière avec chaque mois une entrée d’argent fixe. Ce sont de bonnes conditions pour se lancer plus sereinement.

Après deux ans dans cette configuration, je suis en train de me focaliser sur ma carrière de développeur freelance, autrement dit je commence à devenir plus sérieux.

Tu es spécialisé dans le développement d’applications web. Pourquoi ?

En tant que développeur front-end, les clients demandent également de faire du design, de l’intégration HTML et du CSS, ce dont je n’ai pas horreur, mais ce n’est pas ce qui me plaît le plus dans mon travail. Je préfère la partie programmation. Par conséquent, j’ai choisi de faire du back-end avec le Framework web Ruby On Rails, qui est full stack, simple et clair.

Même si, au départ, il me semblait bon d’être polyvalent, je me suis spécialisé en RoR et JavaScript. Je n’ai pas cherché à faire du PHP et du Java.

Le plus important est d’être à l’écoute du marché, les clients demandent beaucoup de JavaScript et du RoR. Mais il faut être attentif aux changements et savoir se former sur les nouvelles technologies si le marché évolue.

Au niveau de la technologie et du langage Java, il y a aussi beaucoup de demandes en SSII, mais dans un esprit beaucoup moins libre. Car c’est souvent des développements dans de grandes entreprises. Le mode de vie n’est pas le même. Moi, je recherche plutôt des petites structures qui accepte la collaboration avec un développeur à plus de 200 km en télétravail.

Quelles sont tes pistes pour trouver des clients ?

Je n’étais pas trop habitué à la clientèle française, donc je me suis focalisé sur le marché anglophone. Ce qui est un atout car il y a plus de ressources en anglais dans ce domaine.

Mon premier client est venu me trouver grâce à Geeklist. Il faut s’inscrire sur des listes ou des réseaux, comme LinkedIn, etc. Mais le bon plan, c’est de trouver d’autres contacts freelances qui auront peut-être du travail en trop.

On peut faire un blog technique ou sur le thème des freelances. L’inconvénient, c’est que la rédaction prend beaucoup de temps. L’audience ne se fait pas ressentir rapidement, donc il faut être patient. Cependant c’est une bonne stratégie pour être reconnu dans le milieu et prouver que l’on est capable d’écrire. De plus, les clients sont mis en confiance grâce aux articles techniques qui prouvent notre savoir faire.

On peut ajouter qu’il faut toujours faire le marketing de sa propre entreprise et qu’il faut être visible. Pour ceux qui sont dans les grandes villes, il faut profiter des Meetups.

Pour finir, faites une recherche Google avec les mots- clés  « remote freelance jobs ».

Actuellement tu as un statut d’auto-entrepreneur, est-ce que tu pourrais nous le décrire ?

Il s’agit du statut le plus simple en terme d’administration. Ce statut m’a permis de m’enregistrer facilement. Lorsque l’on n’est pas trop sûr de soi, c’est pas mal. Il faut faire une déclaration en ligne, et donc pas besoin de tenir la comptabilité.

En plus, avec ce statut il n’y a pas de charge fixe, il faut payer seulement si l’on fait du chiffre d’affaire.

Par contre, il y a une limite CA d’environ 32 000 EUR. Au début, on a le temps pour arriver à cette limite.

Malheureusement la limite est dépassée assez rapidement lorsque l’on travaille bien, surtout dans notre métier de développeur.

Il faut aussi être conscient de la responsabilité qui n’est pas limitée contrairement à d’autres formes juridiques. En tant que développeur tu n’as pas d’énormes risques. Cependant, on peut tout de même réfléchir à une assurance professionnelle pour éviter les mauvaises surprises.

Quels sont les tarifs moyens pour un profil similaire au tien ?

Trouver le bon tarif est difficile, il ne faut pas se sous- évaluer. Une fourchette raisonnable pour un profil similaire au mien se situe entre 350 à 450 euros par jour.

Que conseillerais-tu à un freelance ?

  • Il faut bien réfléchir à la forme juridique.
  • Il faut réfléchir s’il n’est pas plus judicieux de commencer à mi-temps avec le statut d’auto-entrepreneur. Ou alors avoir 6 mois d’économie d’avance pour prendre moins de risques.
  • Il faut avoir un bon portfolio, pour montrer ses compétences aux clients.
  • Il faut contribuer à l’open-source pour connaître les outils utilisés et se faire connaître dans le milieu.

Que conseillerais-tu à un développeur d’applications web ?

  • Rester à jour, suivre les blogs spécialisés, suivre les comptes twitter dans le domaine des applications web.
  • Continuellement être à l’écoute du marché, car il évolue très rapidement pour éviter de vivre le cauchemar qu’ont vécu les développeurs flash qui ne se sont pas reconvertis.
  • En JavaScript, il faut apprendre les dernières tendances : AngularJS, EmberJS. Il faut se former, faire des mini-projets pour soi et mettre le code source sur GitHub.
  • Un peu de lecture, à prendre dans son contexte, car cet article date de 2009 : touilleur-express.fr/2009/10/21/les-revenus-dun-informaticien-independant-en-eurl

Merci Loïc d’avoir pris le temps de répondre à ces questions. N’hésitez pas à faire un tour sur son site : loicginoux.com.

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Xavier est développeur pour Startup. Il a 10 ans d’expérience dans le développement d’application web et mobile. Il aide les Startups à concevoir des produits optimisés en vue de l’adoption utilisateurs. Il les conseille en sélectionnant avec eux les meilleures fonctionnalités du produit. Il fournit un service à valeur ajoutée dès le premier jour de collaboration.

Voir son site
  • Alexandre Caudralys Lorret

    Merci, très bonne interview, ça me donne encore plus envie de me spécialiser en Javascript FullStack 😉

    Que veux-tu dire par « L’idéal pour un développeur full stack est de faire du design d’architecture pour une application et de la développer » ? (surtout le terme de design d’architecture)

    • http://www.loicginoux.com/ Loïc Ginoux

      Ce que je préfère et ce que je trouve le plus intéressant, c’est la phases de reflexion avant de commencer l’implémentation. Quel architecture choisir, comment mettre en place les design patterns appropriés pour que l’application soit facile à comprendre et maintenir, etc…

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