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Se lancer en freelance en sécurité dans une couveuse

Se lancer en freelance en sécurité dans une couveuse

Source Flickr : https://www.flickr.com/photos/the-wanderers-eye/4494147652

Xavier est un développeur qui aide les startups à concevoir leurs applications web et mobiles. Il est indépendant depuis un an, par l’intermédiaire d’une couveuse d’entreprise.

Quels risques à se lancer en freelance ?

L’indépendance est une aventure merveilleuse, sans précédent dans une carrière. Fort de mes 8 ans d’expérience en tant que développeur et suite à la cessation d’activité de mon dernier employeur, j’ai décidé, il y a un an, de me lancer. Depuis, je vends mes services en tant que développeur d’applications web et mobile sans avoir créé mon entreprise.

Avant de me lancer, j’étais rempli d’aprioris sur l’entrepreneuriat. Être indépendant me paraissait risqué. Je perdais la sécurité d’un salaire mensuel et celle d’un contrat en CDI. Je n’étais pas sûr d’avoir des clients et encore moins d’avoir suffisamment d’argent pour me payer un salaire.

Un jeune indépendant voudrait se rassurer sur son marché avant de se lancer. Lorsque l’on a une idée de produit ou de service à vendre, c’est mieux de pouvoir le faire sans créer directement son entreprise. Car la création engendre des frais avant même de faire du bénéfice.

Il y a des risques, lorsque l’on veut créer son entreprise. Ceux-ci peuvent être d’ordre financier, social, ou personnel comme le risque de l’isolement. Heureusement, après un peu de recherche sur les possibilités offertes dans le cadre d’une création d’entreprise, j’ai trouvé le système des couveuses, compatible avec le chômage. Cela m’a boosté dans mon projet et me permet aujourd’hui de développer un vrai business autour de mon métier et d’envisager la création réelle de mon entreprise plus sereinement.

La Couveuse pour tester son projet

Le principe de la couveuse est simple : tester, valider et créer. Son objectif est de permettre aux entrepreneurs de tester en grandeur réelle leurs concepts, leurs marchés, leurs rentabilités, etc. Et ensuite, valider la pérennité de leurs projets de création. Cependant, il ne s’agit pas là d’un incubateur de startup, car l’objectif de la couveuse n’est pas de financer les entreprises naissantes.

La couveuse d’entreprise offre différents services pour aider l’entrepreneur à l’essai à construire son projet. Entre autres, elle lui prête son numéro Siret pour pouvoir facturer, ce qui est indispensable dans la démarche de création, car sans facturation il est plus difficile d’avoir de la trésorerie au départ.

On y retrouve aussi des formations gratuites sur le marketing, la gestion et la comptabilité. Il y a des rencontres entre entrepreneurs pour bénéficier de l’expérience de chacun et construire petit à petit un réseau. Du point de vue financier, la couveuse tient la comptabilité, ce qui permet de se concentrer sur un point important : trouver ses premiers clients. Mais plus encore, la couveuse réceptionne les notes de frais et les rembourse si la trésorerie est suffisante et en déduit même la TVA. Si la position de l’entrepreneur le lui permet, celui-ci peut se verser un salaire. Et bien sûr, il a un compte à lui, dans la couveuse d’entreprise.

Pour entrer dans une couveuse, il faut d’abord élaborer un dossier de sélection auprès de cette dernière. Ce dossier est constitué des descriptions du projet. Dans ce dossier, il est établi un budget prévisionnel qui donne déjà un aperçu de ce qui pourra être perçu comme salaire, des charges, etc. (je préconise la rencontre d’un expert-comptable pour faire un budget prévisionnel). Une fois ce dossier de sélection complet, l’entrepreneur présente son projet devant un jury d’entrepreneurs expérimentés, membres de l’association, qui approuve son adhésion ou non.

La sélection passée, l’entrepreneur signe avec la couveuse un contrat CAPE  (Contrat d’Aide au Projet d’Entreprise), pour une durée d’un an. Ce contrat est renouvelable deux fois, mais en moyenne, les « couvés » restent 11 mois. Le maximum étant de 3 ans. Il est possible de rompre le contrat à tout moment.

En contrepartie, la couveuse ponctionne 10 % du chiffre d’affaires. En plus, au bout de 6 mois, elle demande une participation aux frais, à hauteur de 60 € mensuels.

L’Auto-Entreprise comparée à La Couveuse

L’auto-entreprise est une option similaire pour sécuriser son lancement. Cependant, les auto-entrepreneurs ne bénéficient pas, comme les « couvés », de l’accompagnement et du réseau. Mais chacune de ces options ne devrait être qu’une transition.

Les exemples sont tirés de mon expérience avec Créacité, une couveuse d’entreprise en région strasbourgeoise. Les tarifs et prestations peuvent varier d’une couveuse à une autre. Pour trouver la couveuse la plus proche, il est possible de consulter le site de l’union des couveuses.

Selon vous, quels sont les deux plus gros risques à anticiper avant de se lancer ?

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Xavier est développeur pour Startup. Il a 10 ans d’expérience dans le développement d’application web et mobile. Il aide les Startups à concevoir des produits optimisés en vue de l’adoption utilisateurs. Il les conseille en sélectionnant avec eux les meilleures fonctionnalités du produit. Il fournit un service à valeur ajoutée dès le premier jour de collaboration.

Voir son site
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  • Alexandre Fouche

    J’ai un peu de mal à voir la différence avec le portage salarial, hormis semble t il le fait qu’il faille faire un dossier pour se faire admettre dans une couveuse. Et les frais semblent similaires.

    • http://xavier-carpentier.fr/ Xavier Carpentier

      Bonne remarque Alexandre !
      Je ne connais pas le principe du portage salarial en détail, mais il me semble que l’objectif principal est d’être salarié (recevoir des fiches de paie) tout en étant indépendant. Pour la couveuse, ce n’est pas un statut que l’entrepreneur peut garder tout le temps, l’objectif étant de tester avant de vraiment créer son entreprise, comme je le dis dans l’article. Or, en portage salarial, l’entrepreneur a déjà des clients normalement et rien ne l’empêche de continuer avec sa société de portage. Nous savons chez FreelanceBoost que le portage salarial est un sujet à traiter et nous avons prévu de le faire.

      • Alexandre Fouche

        je suis en portage salarial parce que c’était le plus avantageux pour moi (mais je ne connaissais pas la couveuse), et effectivement, ils ne te font un contrat de travail que lorsque tu fais signer ton premier client. On commence en général par un CDD intermittent, puis CDI intermittent. On doit avoir une première mission avec un montant de facturation qui permettra à la société de portage de te payer au minimum 3 ou 4 jours par mois suivant la durée du contrat de travail proposée. C’est parce qu’ils sont obligés de payer ce salaire minimal par rapport à la convention collective (par ex Syntec). Certaines sociétés demandent un minimum de facturation par mois (ex 3000eur), d’autres non.

        Pour le reste, ça a l’air similaire, sans limite de temps de contrat; ils prennent des frais, mais ils sont en général dégressifs, le montant facturé peut être versé en salaire, ou lissé sur plusieurs mois afin de s’assurer des rentrées régulières. On cotise au chômage, on peut déduire des frais et acheter du matériel si son compte le permet, on peut sous-traiter avec un tiers ou avec un consultant de la même société de portage sans repayer de charges, … Et chaque société a ses petites spécificités, ça laisse le choix si on s’intéresse aux détails.

        Il n’y a pas non plus d’exclusivité, et l’on peut même cumuler avec Pôle Emploi, ou plutôt faire en sorte de garder son statut de chômeur et faire compléter ses jours creux par Pôle Emploi.

        • http://xavier-carpentier.fr/ Xavier Carpentier

          Merci pour ton retour très complet.

          Est-ce que tu serais intéressé par une interview sur le sujet qui ferait l’objet d’un article sur FreelanceBoost ?

          • Alexandre Fouche

            oui bien sûr

          • http://xavier-carpentier.fr/ Xavier Carpentier

            Tu peux m’envoyer ton email ?

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