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Comment trouver des missions en tant que Community manager freelance ?

Comme il y a autant de community manager que de marques et de communautés, nous avons choisi trois profils de professionnels différents pour trouver les clés d’une bonne stratégie : une consultante webmarketing et gestion de projet (Pauline Motheron), un formateur (Laurent Haddad) et une community manager freelance (Cécile Verdier).

Bonjour à tous les trois ! Le rôle d’un community manager aujourd’hui peut être très varié. Présentez-vous et expliquez-nous un peu votre travail.

Pauline Motheron
Je suis freelance … depuis 7 ans ! Sachant que j’ai commencé ma vie professionnelle il y a 8 ans, on peut dire que je n’ai connu quasiment que ça ! Je me définis plus comme une consultante en communication webmarketing que simplement comme community manager. En effet, entre la partie stratégique, l’opérationnel de gestion des communautés, la veille, l’auto-formation constante aux nouveaux outils ou encore la mise en place d’opérations influenceurs, le terme “community manager” est trop réducteur à mes yeux. J’accompagne des entreprises dans la globalité de leur démarche de communication en ligne : de la mise à jour de leur site internet à la gestion de leurs réseaux sociaux en passant par une partie relations publiques digitale avec la mise en place de campagnes d’influence. Tout ça saupoudré d’inbound marketing [stratégie qui consiste à faire venir à soi ses prospects pour les transformer en clients ndlr] !

Laurent Haddad
Au départ, je suis chef de projet Web. Je me suis réorienté à la demande de clients vers la formation digitale et notamment sur le webmarketing, la conversion numérique et l’utilisation des réseaux sociaux dans le cadre professionnel. On m’a commandé ensuite une formation pour des futurs community managers donc je me suis formé dans ce domaine afin de devenir moi-même CM.

Cécile Verdier
Mon parcours est un peu atypique : après une licence de STAPS, un BTS Tourisme et un BTS informatique, me voilà community manager. Les aléas de la vie m’ont permis de découvrir ce métier qui est devenu une vraie passion. J’ai donc profité d’une lourde opération à la cheville pour commencer une formation de CM. Après un stage de plusieurs mois en agence de com’ et un CDD, je me suis lancée comme freelance il y a plus de 4 ans maintenant. Mes clients sont dans des secteurs d’activités très différents et c’est ce que j’aime. J’adore jongler au fil des journées.

Comment se différencier des autres Community Managers ?

Pauline Motheron
A mon sens, la spécialisation est essentielle. Il y a 7 ans, je n’aurais pas répondu la même chose mais aujourd’hui, devant le nombre de profils disponibles sur le marché, un client préférera travailler avec quelqu’un qui connaît son secteur d’activité. Pour ma part, je me suis spécialisée dans l’accompagnement pour les commerces et entreprises indépendantes. Je travaille donc aussi bien avec des restaurants qu’avec des enseignes locales dans des domaines aussi variés que l’habillement ou encore le sport. Le fil rouge de tout ça : ils travaillent tous à une échelle locale et ont besoin de visibilité face aux franchises et grandes enseignes à gros budget.

Laurent Haddad
Selon moi, il ne faut pas suivre de formations de community manager car elles sont toutes formatées de manière identique ! Pour se différencier les uns des autres, je pense qu’il faut savoir user de bons outils et utiliser les ressorts de l’influence et du bouche-à-oreille. Créer ce que j’appelle des « communautés d’attente » peut aussi être une bonne idée : je monte des communautés dans des domaines divers avec des réseaux sociaux à l’appui et quand arrive un client dans ce domaine, ma communauté est déjà prête avec des influenceurs attirés. Mes cibles qualifiées sont déjà repérées, il me suffit d’y intégrer mon client. Ça prend du temps et ça peut ne jamais servir mais je gagne six mois quand je trouve un client dans le bon domaine. Et je peux lui vendre une communauté toute faite, preuves à l’appui ! J’ai beaucoup de stratégies dans le genre…;-)

Cécile Verdier
J’essaie de me différencier en proposant du sur-mesure. Quand on est freelance, on doit arriver à intégrer la culture de l’entreprise ou de la marque très rapidement pour faire partie intégrante de l’équipe même si on est pas directement dans les bureaux !

Comment développer son réseau en tant que Community Manager ?

Pauline Motheron
Le bouche-à-oreille a tendance à très bien fonctionner mais au-delà de ça, j’ai pu développer mon réseau en travaillant avec la concurrence ! Eh oui ! Je répète depuis des années que seul, on a beaucoup de mal à travailler et c’est vrai. Avec un bon réseau de freelances ou d’agences web, on peut avoir des missions qui “tombent” sans avoir à les chercher : on peut récupérer la mission d’un autre freelance qui n’est pas disponible ou dont ce n’est pas vraiment le secteur d’activité.

Laurent Haddad
Je développe plusieurs stratégies en même temps. Mon réseau se développe grâce à une veille permanente mais aussi parce que je participe à des groupes Facebook ou LinkedIn. Hors web, organiser des meetups ou participer à des rencontres déjà existantes est aussi une bonne idée.

Cécile Verdier
Quand on est CM, il y a plusieurs façons de développer son réseau : via les réseaux sociaux, les sites spécialisés, les groupes mais aussi en allant rencontrer directement les personnes dans des petits déjeuners d’entrepreneurs ou des afterworks par exemple !

Quels sont les éléments déterminants pour décrocher une mission ?

Pauline Motheron
Etre freelance, ce n’est pas juste faire correctement son job, c’est aussi savoir se vendre. Il faut donc clairement avoir une petite fibre commerciale et surtout savoir ce que l’on vend. Un bon argumentaire de vente est essentiel certes mais il faut aussi réussir très rapidement à mettre le client en confiance. Il va vous confier la visibilité de son entreprise, il a besoin de savoir qu’avec vous tout ira bien.

Laurent Haddad
Pour décrocher une mission, le community manager freelance doit savoir convaincre le potentiel client que l’investissement proposé vaut la peine. Et pour ça, l’idéal est de donner des objectifs mesurables et atteignables afin de prouver que votre stratégie est la bonne.

Cécile Verdier
Les éléments déterminants tiennent beaucoup à la proximité. Il faut montrer que la potentielle nouvelle mission, quelle qu’en soit la durée, ne sera pas une mission parmi tant d’autres. Il faut valoriser l’entreprise, la marque que nous allons représenter et mettre en avant.

Comment valoriser son profil pour mieux se vendre ?

Pauline Motheron
Un bon site pro est une bonne base, de même qu’une présence sur les réseaux sociaux professionnels. Mais là encore, ça ne fait pas tout. Pour mieux se vendre, le mieux est encore d’être vous-même ! Votre présence digitale doit refléter ce que vous êtes et vos échanges avec votre prospect doivent lui permettre de vous cerner très vite. Efficacité et professionnalisme sont mes deux lignes directrices.

Laurent Haddad
Il faut commencer par travailler son personal branding [marketing personnel pour valoriser ses compétences et son image auprès de son public professionnel ndlr]. Un community manager freelance peut avoir un site internet vitrine sur lequel il tient un blog où il met en ligne des articles dans le domaine du digital par exemple.

Cécile Verdier
Je pense qu’il faut être vrai sur son profil et surtout penser à le mettre régulièrement à jour avec les nouvelles expériences que l’on a pu avoir.

Quel est le meilleur espace pour trouver une mission ?

Pauline Motheron
J’ai testé plusieurs plateformes et je n’en suis pas vraiment sortie convaincue. Je privilégie donc avant tout mon réseau quand j’ai des périodes creuses : les autres freelances avec qui je travaille mais aussi certaines agences web et bien sûr Twitter ! Pour trouver des missions, trouvez VOTRE truc et ciblez les entreprises qui correspondent !

Laurent Haddad
Pour moi, le mieux ce sont les groupes sur les réseaux sociaux avec des hashtag comme #i4emploi. Les meetup et le bouche-à-oreille sont aussi efficaces. Enfin, pensez à adapter votre tarif aux moyens du client, n’oubliez pas d’effectuer une veille sérieuse et de sortir faire du networking.

Cécile Verdier
Difficile de déterminer le meilleur lieu pour trouver une mission… Personnellement, j’en ai deux : les réseaux sociaux et les agences.
Et pour trouver davantage de missions, il faut être toujours en veille pour repérer les annonces qui sortent et être très réactif.

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Anais Sorce

Journaliste diplômée à Lyon en 2012, je suis mariée et je travaille comme directrice d'antenne, journaliste et animatrice dans une radio associative locale. Passionnée par les médias et la rédaction, je monte très rapidement un statut d'auto-entrepreneur pour continuer à écrire pour différents clients. Je me suis formée en autodidacte à plusieurs techniques web afin d'acquérir une polyvalence indispensable aujourd'hui. Puis, en 2017, un heureux hasard me permet d'échanger avec Jonathan autour de Freelanceboost et de ses besoins et nous voilà partis dans une nouvelle collaboration !

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